My Last

Hello les Girl's !

 

Je sais que je suis très peu présente, j’ai mes concours dans seulement deux semaines, donc vous imaginez que j’ai la tête tout le temps dans les bouquins …. Donc pas beaucoup le temps pour vous rédiger des articles, surtout que j’ai perdu ma sacre sainte clé USB avec tous mes articles … :/

Cependant, je vous propose un article un peu spécial : il s’agit de la première partie d’une nouvelle que j’ai écrite l’année dernière :

My Last .

Ma nouvelle se compose de 12 chapitres, qui ne sont pas chronologiques, mais qui suive le même personnage, un jeune inconnu sans nom, amer et qui nous fait découvrir comment la vie l’a frappé et amené là. C’est une histoire assez noire, et dramatique, assez sombre dans l’ensemble. ( Cliquez sur les images pour les agrandir )

My Last ..

Je vous laisse découvrir les quatre premiers chapitres :

My Last Cigarette

My Last …. Cigaret

Il pleuvait beaucoup ce jour-là, c’était le genre de jour où on n’avait pas envie de sortir de chez soi. Le genre de jour où une bonne clope ne faisait de mal à personne et réchauffait les poumons. Je ne me souvenais plus à quand remontait ma dernière clope, le manque était de plus en plus intense. Mais sans un sou en poche, je pouvais faire une croix dessus. J’ai beau être fou et mentalement instable, je suis quand même pas débile au point de gaspiller le peu que j’ai pour autre chose qu’un plat chaud ou un bon verre. L’hiver était vraiment rude, il faisait froid, tous les jours étaient pluvieux et le vent soufflait sans jamais me laisser de repos. Je n’avais pas d’abris, rien pour me protéger et c’était vraiment la merde. Je voulais tellement cette putain de cigarette, avec tous ces connards de fumeurs qui me narguaient à chaque instant en s’en grillant une en marchant dans la rue ou encore les connards d’employés qui sortaient s’en griller une. J’avais la rage que personne ne m’en donne une, ces sales radins ! Je ne faisais pas si peur que ça quand même, et j’étais le mieux placé pour savoir que la vie était très chère en ce moment. Mais merde, elle est où la générosité ! Traînant sous les porches d’immeubles, j’avais aperçu une brasserie. Me réfugiant sous son store, j’épiais les gens à l’interrieur, au chaud. Des misérables buvant des boissons chaudes, discutant et riant. Personne pour faire attention à moi. Je l’ai bien cherché. Je n’avais même pas de quoi consommer la plus petite boisson, j’étais bien mal en point. J’étais perdu dans ma contemplation distraite et haineuse quand la porte s’ouvrit. Une fille blonde décolorée avec une frange sortie. Elle avait une clope et un briquet à la main. Il faisait froid, mais ça ne la dérangeait apparemment pas beaucoup avec son gros pull en laine beige et son pantalon noir. Elle me regarda, les yeux noirs, et attacha ses cheveux en une queue-de-cheval. Elle l’alluma, alors que je la fixais, les sourcils froncés. Elle en sortit une deuxième et me tendit celle déjà allumée. Je m’en saisis vivement, trop heureux de ma chance. Elle me dévisagea, mon jean et mon sweat collé à ma peau par la pluie, le teint pâle et gris, fumant comme si c’était mes dernières bouffées d’oxygènes. Elle ne devait pas comprendre ni même envisager combien c’était vital pour moi ce petit cylindre rempli de tabac. Je me sentais mieux, et j’appréciais le silence qu’elle me laissait. Avant, déjà, c’était sacré pour moi de fumer en silence, de bien pouvoir savourer les toxines. Mais maintenant que c’était plus que rare, un luxe, ce silence était encore plus précieux. Les gens bruyants, parlant et marchant à tout bout de champ, sans jamais arrêter cette pollution, c’était insupportable. Ça me rendait vraiment fou tous ces cons dans la rue, qu’ils rentrent chez eux et la ferme. J’essayais de ralentir la consumation, et je la fumais jusqu’au filtre, mais je du bien me résoudre à l’éteindre bien malgré moi. Ça me brisait le cœur de devoir arrêter, conscient que je ne saurai pas quand serait la prochaine. La fille était retournée à son service depuis un moment, et elle était remontée dans ma pauvre estime. J’étais resté planté là un moment, essayant de garder encore un peu de chaleur qu’elle m’avait procurée, mais ça n’avait duré qu’un moment. Puis, j’avais recommencé à trembler sous mes vêtements mouillés et collants, et je me souvenais que je n’avais plus un sou en poche. J’étais alors parti, à la fois conscient et inconscient de la chance qu’il venait de m’arriver. Sans vraiment admettre qu’en effet, ce serait bien ma dernière.

My Last Life

My Last …. Life

A cette époque, je pouvais encore boire et fumer sans milites. C’était vraiment la belle vie. Il me semblait même que c’était une des meilleures vies que j’avais eues, celle qui méritait le plus d’être vécue. C’était assez simple, et les problèmes ne semblaient pas exister. J’y étais entré en sortant avec Marlène, une jolie métisse rencontrée dans les quartiers pauvres d’une grande ville. Mais très vite, je m’étais lassé d’elle quand elle m’avait présenté ses amis : Krista et Haley, deux héritières très fortunées, et Kyle, malgré son jeune âge, le PDG d’une boîte mondialement connue, pleins aux as. Je m’étais alors forgé l’identité de James Crowley, fils de milliardaires actuellement mis à la rue par ses parents pour apprendre à se débrouiller seul. Grâce à cela, j’avais très vite gagné leur confiance et put profiter de leur générosité sans limites. J’étais un beau connard, et je l’ai toujours été, mais je menais une vie de damné. Vêtements sur mesure, fêtes avec alcools à flot, pétard de luxe illimité, je n’avais qu’à demander pour tout avoir et être servi. Cette vie m’amusait, c’était un jeu, de la manipulation, agréable et tordu. Très vite, j’avais compris que je n’étais pas le seul à courtiser ce monde. Il y avait un certain Luca, qui utilisait sa petite sœur Kirsten, incroyablement douée en peinture, comme faire valoir auprès de Krista, la plus riche des héritières. J’avais acquis pleinement la confiance de Kyle et de Haley, couple indécis dévoué au « je t’aime, moi non plus, suis moi je te fuis », en les aidant plusieurs fois à se remettre ensemble. Mais ce Luca faisait douter Krista. Évidemment, cela ne m’a posé aucun problème, mais j’avais toujours eu des problèmes avec Luca qui s’accrochait encore à elle. C’est sûrement là que je me suis le plus amusé, et en même temps que j’ai fait le plus le con. Il m’a suffi de glisser Kirsten dans mon lit pour qu’elle calme son frère et ses ambitions. C’est vrai que cette dernière vie a été de loin la plus courte mais la plus jouissive : j’ai tout pris, aspiré la moindre pièce, le moindre rire, la moindre espérance, je leur ai tout prit sans exception. Alors que je vidais petit à petit les comptes en banque pour mon plaisir, le pauvre Luca n’a cessé de douter et de se méfier. Il n’était pas si h-s que je le croyais ce salop. Les femmes ne sont pas plus sûres non plus. Mais je ne suis pas stupide ; j’ai très vite senti ma fin. Surtout avec Kirsten, qui de son jeune âge avait de nombreux remords à cause de notre pseudo-relation. Si elle croit qu’elle a compté pour moi … Dans ce cas-là, il faut toujours redonner de l’estime et de la confiance à la pauvre héroïne stupide. Mentir ne m’a plus posé de problèmes depuis déjà plusieurs de mes vies antérieures. Et truquer la découverte de toutes mes supercheries, serait bien trop rapide pour que je finisse de détruire mon monde. J’avais alors opté pour une grossesse involontaire. J’aurais pu le rendre vrai, mais je savais que cela me rapporterait tôt ou tard plus d’emmerde que je n’en voulais. Ça aurait pu rouler pour moi, débarrassé des pauvres, le jeu n’aurait pas été si dur à faire durer, le temps n’est rien pour moi. J’aurais même pas besoin d’expliquer comment ça c’est fini. Luca a enfin trouvé la vérité, ma soi-disant « véritable » identité, et le reste a suivi. J’ai perdu tout ce que je leur avais fait perdre, sans rancune ! De nouveau, je n’existais plus, je n’avais plus qu’à partir à la recherche d’une nouvelle vie. Je n’ai jamais eu le temps d’en retrouver une.

My Last Song

My Last …. Song

On pourrait penser qu’à arpenter les lieux et vagabonder d’endroits en endroits, l’accès à de la musique diverse et variée serait évident. Mais la vérité, c’est que l’on vit dans un monde bruyant, mais peu accueillant. Je n’aime pas le bruit, ni la musique. Les gens gardent leurs musiques pour eux, ils ne partagent pas et chacun reste dans son coin avec sa bulle de son. Les lieux publics ne semblent pas être aussi ouverts aux instruments et voix. Je suis chiant là, et pourtant, je n’ai jamais été fou de musique. Jouer des heures d’un instrument, ou encore bouger ridiculement sur les dernières sorties du hit-parade, ça m’emmerde. Dans ma dernière vie, on se croyait souvent dans un film pourri avec une musique pour chaque moment soi-disant important, et ce n’était pas si désagréable même si ça avait fini par me casser les couilles cet imaginaire à la con. Quand on erre, on se raccroche difficilement à tout ce que l’on trouve. Et c’est vrai que le bruit, le vacarme incessant était vraiment lourd à porter, et le silence encore plus bruyant. Tout est désagréable. Pourquoi voudrais-je écouter une chanson ? Ça n’a aucun sens, comme si ça pouvait changer une vie. Je ne le voulais pas, pas plus que je ne le cherchais, je ne fuyais pas la musique mais j’en voulais juste pas. En fait, ça m’est plutôt tombé dessus, comme ça, par hasard. Et étrangement, ça m’a plu. En fait, c’était vraiment quelque chose de nouveau, comme si je redécouvrais, voire même simplement découvrait pour la première fois la musique, la vraie. Je pense que jamais personne n’a dû entendre ça, ou alors c’est un secret bien caché. Des semaines que ma dernière vie était finie, et je cherchais encore. Quoi ? Aucune idée. Je ne l’ai jamais trouvé. J’avais rencontré le vieux et son chien galeux au chaud de l’entrée d’un métro, mendiant à des sales hypocrites des pièces. Il m’avait dit : » viens petit, je vais te montrer mon trésor ». J’avais hésité, toujours méfiant, mais comme il semblait partir en se contrefichant de moi, je l’avais suivi. On avait pris un bol de soupe chaude et on s’était installé sur la place des estropiés de la rue pour attendre. Attendre quoi, je ne savais pas. Puis ils sont tous partis, petit à petit, il n’y avait plus personne au milieu de la nuit. Puis elle est arrivée. Je n’ai jamais su si c’était une femme du trottoir ou juste le genre de traitée qui n’a honte de rien. Elle était même pas belle, toute boursouflée, vieille avec des cheveux crades. Mais le vieux la regardait amoureusement, comme ailleurs, et le cabot l’accueillit en fête. C’était dégoûtant à voir. Ils ont sortis tout un lot d’instruments bidouillés : une guitare amochée, un harmonica, une flûte et d’autres ridicules inventions. Et ils commencèrent leur cirque. Je n’avais jamais rien vu de tel. C’était juste unique et exceptionnel. Attention, pas de quoi devenir les prochaines pops-star à la télé, c’était juste leur truc à eux, quelque chose d’incompréhensif. Je n’avais jamais été fan de musique, de quelque sorte, mais là, je redécouvrais quelque chose de nouveau, inconnu. Je crois que ça a été une des plus grandes révélations de ma vie, comme si je n’avais en fait jamais entendu de musique auparavant. Je ne me suis pas réveillé pour autant. J’ai passé la nuit à les écouter faire leur drôle de manège, puis on est reparti chacun de son côté, comme si la magie avait cessé d’exister pour toujours. Après, je n’ai plus entendu de musique. Et je n’en n’avais pas envie. Je savais que je ne trouverai plus jamais ce que j’avais découvert. J’ai continué ma route, fuyant les chansons et mélodies atroces, regardant et écoutant le monde plus férocement. Je n’avais pas envie de revivre ça, aussi extraordinaire, sinon je me serais pas casser le cul et j’aurais retrouvé le vieux et sa mégère. C’est sûrement une des seules fois où j’ai su. J’ai su que c’était la première fois. J’avais entendu ma dernière chanson.

My Last Smile

My Last ….   Smile

C’est très certainement mon plus ancien souvenir, du moins, que je me souvienne et auquel je me raccroche. Je me suis forcé à oublier tout le reste et à garder précisément ce moment. Ma sœur rirait et dirait que je suis égoïste. Mais si je garde ce sourire en souvenir, c’est parce que le sien y est associé. Je crois qu’ils ont toujours été associés. C’est étrange de se dire que c’était avant tout ça, toutes ces vies. Depuis, le temps semble s’être perdu, surtout pour moi. Il a effacé beaucoup de choses dans ma mémoire, il ne me reste que les ultimes moments. Ce n’était pas seulement des sourires, c’était aussi un dernier contact, un dernier regard. Il y avait elle, son bonheur, et le mien. On ne sait presque jamais quand c’est la dernière fois, et bien sûr si on le savait on en profiterait jusqu’à en crever d’épuisement pour faire durer ce moment. Moi, j’avais encore des vêtements, à ma taille et propres. On vivait dans ces vieilles maisons pourries de banlieue, aussi microscopique que remplies à ras-bord. C’était l’été, et les vacances scolaires pour nous, on était bien, il faisait chaud. Elle était en short pour m’aider à laver la vieille caisse que j’avais réussi à retaper. Je lui avais promis que maintenant, on pourrait crâner en arrivant au lycée ensemble, ça serait la classe. Il faisait tellement chaud, et elle arrêtait pas de se plaindre. J’avais alors attrapé le tuyau d’arrosage et ouvert l’eau à fond pour l’arroser. Elle m’avait balancé un seau de savon pour se venger, et on avait joué avec la mousse et l’eau durant des heures. On se foutait d’avoir quinze ans et pas quatre. C’était une sorte de projection de nous plus grand, la même que plusieurs années auparavant, deux bambins barbotant lamentablement dans leur bain. Même après toutes ces années, on était toujours aussi proches et complices pour des frères et sœurs, même si on gardait une certaine distance, on était tous deux autonomes et indépendants. Trempée de la tête aux pieds, elle courait en criant et riant, mais elle finit par m’échapper, aussi brillante que l’été. J’étais dans le même état qu’elle, hilare. C’était les vacances, la vie était belle, le soleil brillait pour une fois, et ma sœur était là à côté de moi, heureuse. Le goût du bonheur, aussi simple soit-il, est court et s’oublie très vite. Ça n’avait pas duré aussi longtemps que ça. Notre mère avait ouvert la porte et beuglait de ranger tout ce foutoir avant que notre père rentre et ne voit ça, ou ça allait barder. On avait alors perdu notre sourire pour toujours, impossible de le retrouver ce con. On avait tout rangé et nettoyé en silence, mais on se comprenait. Ce soir-là, il y avait eu une énorme dispute, et elle était partie en claquant la porte. Je lui avais filé les clés de ma voiture, même si elle n’avait pas le permis, j’aurais tout fait pour elle. Et elle s’était tirée. C’était la dernière fois que je la voyais. Comment le savoir ? Elle n’avait rien laissé d’autre que cet ultime souvenir, un sourire que je chérissais. Après cela, le mien a foutu le camp et n’a jamais voulu revenir. Elle a emporté ma volonté et mon sourire avec elle, dans cette putain de voiture de merde, et ils ne sont jamais revenus.

Alors, qu'en pensez-vous ? 
Je sais que c'est assez particulier, mais voulez-vous lire la suite ?

Une réflexion sur “My Last

  1. Coucou ! Aloooors j’ai franchement super bien accroché ! Le narrateur est mystérieux, on a envie de comprendre, de savoir, de découvrir… Donc personnellement j’ai envie de lire la suite ! Par contre juste un truc sur lequel je me suis attardée, dans my last life, « salop » s’écrit « salaud » j’accorde beaucoup d’attention à cette insulte lol
    Bisous !

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