Là où le vent me porte …

Hello !

Je sais que ça fait très très longtemps que je n’ai pas posté, mais ça y est, j’ai fini de déménager, mes partiels se terminent jeudi prochain, et donc j’ai un peu de temps pour vous poster quelques articles.

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Aujourd’hui, je vous poste ma participation aux jolies plumes du mois de Juillet dont voici le thème :

« Vous vous réveillez en sursaut, ou avec le sourire aux lèvres. Le réveil vous fait ouvrir les yeux alors que vous pensiez que ce bruit venait d’ailleurs. Votre subconscient veut vous faire passer un message ou vous revivez la journée qui vient de s’écouler. Bref, vous avez rêvé et nous voulons tout savoir. « 

Voici donc mon texte :

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Ils étaient là, proches. Il pouvait sentir la tension haineuse entre eux, et en même temps, il y avait cette aura si douce et paisible qui les entourait. Ses mèches blondes s’agitaient sous son souffle. Ils étaient proches, beaucoup plus et trop proches que ce qu’ils devaient ou voulaient. Enfin, il n’était pas sûr, il se sentait un peu perdu, un peu nauséeux aussi. Et puis, il y avait ces lèvres, qui crachaient souvent des insultes, qui étaient si agressives, mais qui l’hypnotisaient, les faisant encore plus s’agiter quand leur propriétaire apercevait son regard fixe. Il était sur le point d’embrasser ses lèvres lorsqu’une sonnerie retentit. Il mit un instant à comprendre, comme ébahi, avant d’être aspiré.

Dans un grognement, sa main s’abattit sur le réveil qui l’avait tiré de son songe. Chaque matin, c’était la même chose, alors que son rêve commençait à être intéressant, il était violemment interrompu par ce réveil de malheur. Il fulmina en silence, et se retourna dans son lit. Qu’ils aillent au diable, son réveil, son chien ou tout autre élément perturbateur qui l’empêchait de finir son rêve. Il n’avait pas envie de l’embrasser, ça, c’était sûr. Mais il se demandait quand même ce que ça ferait de l’embrasser en rêve, faute de le faire en vrai.

Il tenta de se forcer à se rendormir, mais déjà, son rêve s’effaçait. Il voyait une vague forme blonde, un salon oriental et des murs en vieilles pierres. Et même si tout était flou, il savait parfaitement où il était, et qui était avec lui. Enfouissant son visage dans l’oreiller, il tenta d’y mettre toute sa volonté pour reprendre la scène là où elle avait été interrompue, au moment où il allait enfin goûter ses lèvres …

Sans succès. Il se retourna dans le lit, touchant la place désespérément vide à côté de lui, et fixant le plafond. La vie était vraiment trop injuste. Cela faisait des mois qu’il ne l’avait pas vu, des années qu’ils se détestaient, et là, d’un coup, il rêvait de lui depuis des semaines. Il rêvait de choses dont il n’avait pas envie et d’idées qui ne venait pas de lui. Et le pire, c’est que même s’il en avait envie – uniquement en rêve, bien entendu – il ne pourrait jamais savoir s’il en avait aussi envie en vrai.

Il finit par abandonner, son esprit trop éveillé et dispersé dans ses pensées. Il soupira et tourna la tête vers son réveil. 6h47. Il ne savait même pas pourquoi son réveil avait sonné aussi tôt. Il ne travaillait même pas aujourd’hui. Tout ce qu’il voulait, c’était finir son rêve, et qu’il puisse enfin tourner la page et oublier tout ça. Tant que tout ça tournerait dans sa tête, le perturbant sans raison, il serait bloqué, comme dans un jeu vidéo. Pas de Game Over ni de Next Level, il devrait rejouer le même niveau sans fin. Et il avait autre chose à faire que de rester coincé dans un rêve vidéo !

Soudain, une pensée fulgurante lui traversa l’esprit. Il ne pouvait pas forcer son rêve à se finir. Mais il pouvait forcer les choses autrement. Sans hésiter, il tendit la main sur son deuxième chevet et attrapa son ordinateur portable. S’il était coincé dans le jeu, il n’avait qu’à en sortir et créer de nouvelles règles pour gagner.

Encore empreint du désir de son rêve, comme un automate, il prit un aller direct pour le Canada, sans trop savoir où il irait ni ce qu’il ferait vraiment. Et sans en avoir plus conscience que ça, il prit deux billets pour le Maroc, comme une évidence. Si son rêve ne voulait pas se terminer, il s’arrangerait pour en savoir la fin. D’une manière ou d’une autre.

Les autres participants : SerendipityDiabolo Bleu

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